Emmaus International

La Région en chiffres

Année de création du premier groupe : 1950
Année d’affiliation du premier groupe : 1971

Organisations membres : 7
Pays : 4
Membres en probation : 2

les Pays
 

 

Les prémices

 

En novembre 1949, l’abbé Pierre fonde la première communauté Emmaüs à Neuilly-Plaisance, dans la banlieue de Paris. Presque simultanément des initiatives semblables prennent corps dans plusieurs pays (Belgique, Argentine, Japon), ignorant tout de l’existence de l’abbé Pierre et d’Emmaüs en France jusqu’à la popularité mondiale suscitée par l’appel du 1er février 1954 . Elles se reconnaissent alors dans cette initiative et contactent l’abbé Pierre.

Quel que soit le pays, la genèse d’un groupe Emmaüs est presque toujours le fruit d’une initiative de personnes du pays, pour répondre à des besoins locaux en mobilisant les ressources et savoir-faire locaux ; jamais un projet imposé de l’extérieur.

Données utiles

 

Secrétariat régional
Emmaüs Asie
Door no.43, Fifth cross street,
Health Employees Colony,
Nainarmandapam,
Pondichéry - 605 004
Inde
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Tél : + 91 94426 17266

Elus de la Région au Conseil d'administration d'Emmaüs International
Selva Alexander (Inde)
Josephine Martine (Inde)
Hélène Sayad (Liban)
Moon Sharma (Inde)

Naissance d'Emmaüs en Asie

Dans les années 50, l’implantation d’Emmaüs en Asie s’effectue par 2 biais : à travers des initiatives locales et des prêtres missionnaires dans certains pays, via des visites de l’abbé Pierre dans d’autres.

Au Japon, en Indonésie et en Corée du Sud, c’est par le premier biais que des associations viennent rejoindre le Mouvement

Le premier groupe Emmaüs en Asie voit le jour en 1950 à Tokyo, au Japon. C’est une initiative purement japonaise : M. Ozawa, ruiné par la Seconde Guerre mondiale, M. Matsui et Satoko Kitahara, jeune femme de milieu aisé, créent Arino-Kai (la Cité des fourmis) avec les chiffonniers qui subissent non seulement la pauvreté mais aussi le déshonneur. En 1955, sur les conseils de ses supérieurs, le missionnaire français Robert Vallade vient partager leur vie puis crée à Kobé le Gyoko-Kai (Lumière du matin). En 1956, il sollicite l’aide de la communauté Emmaüs de Neuilly-Plaisance qui envoie de l’argent « pas pour distribuer de la soupe, mais pour travailler ». Sous l’impulsion du père Vallade, plusieurs communautés Emmaüs se développent au Japon, aidées au démarrage par des communautés Emmaüs françaises, italiennes et danoises.

En Indonésie, le père Antoine Van Dam, missionnaire hollandais, aide les populations les plus pauvres de Medan, sur l’île de Sumatra. En 1961, il sollicite la communauté itinérante d’Emmaüs pour l’achat d’une clinique mobile. Il rencontre ensuite l’abbé Pierre et développe un centre social, financé en partie par la récupération de papiers et bouteilles auprès des navires en escale. En 1999, l’association Yayasan Penghibur sur l’île de Java, en lien avec Emmaüs Helsinki, rejoint Emmaüs International.

En Corée du Sud, un prêtre coréen de la Jeunesse ouvrière catholique découvre Emmaüs à travers un journal japonais. En 1957, il squatte un terrain et y développe une première communauté accueillant des enfants et adolescents orphelins de guerre. C’est la plus jeune communauté de chiffonniers du monde.

En Inde et au Liban, le démarrage d’Emmaüs est comme presque toujours l’initiative d’autochtones, mais fait suite à une ou plusieurs conférences de l’abbé Pierre.

L’abbé Pierre se rend pour la première fois en Inde, fin décembre 1958 et en janvier 1959, invité comme orateur au congrès de la Fédération nationale des universités catholiques indiennes. Il rencontre Nehru qui délivre un message de soutien aux volontaires d’Emmaüs, jeunes étrangers travaillant dans les bidonvilles et zones rurales. Peu après, les Swallows de Suède (membres d’Emmaüs) y implantent l’organisation Swallows in India.

Sur son chemin vers l’Inde, l’abbé Pierre fait escale à Beyrouth (Liban) et donne quelques conférences. Lors de l’escale du retour, quelques semaines plus tard, il apprend avec surprise qu’un chrétien maronite, un musulman chiite et un druze ont fondé une communauté Emmaüs et l’ont appelée l’Oasis de l’espérance ; cette communauté vit de récupération de déchets et de la fabrication artisanale d’un combustible.

Au Bangladesh, l’action d’Emmaüs démarre dans le contexte d’une aide d’urgence aux victimes d’un massacre de civils, pendant la guerre civile au Pakistan oriental en 1971. Les Swallows de Suède se rendent sur place et demandent l’aide financière d’Emmaüs International, créé quelques mois plus tôt. L’urgence passée, des ateliers de tissage et teinture sont créés pour fournir un moyen de subsistance aux veuves des victimes. Quelque 30 ans plus tard, les Swallows de Thanapara adhèrent à Emmaüs International.

Kudumbam, FHF et Tara Projects en Inde sont les dernières organisations asiatiques à rejoindre Emmaüs International, en 2004.